Nous l’avons démontré au fil de nos travaux : au regard des fondamentaux que sont les revenus des ménages et l’inflation, il ne fait aucun doute que l’immobilier en France soit sujet à une bulle de valorisation de très grande ampleur, ayant sans doute atteint son paroxysme au cours de l’été 2011. Aujourd’hui au début de son dégonflement, observateurs et acteurs font preuve d’un mélange d’incrédulité et de déni face au mouvement baissier qui se dessine. Pourtant, l’étude objective des déterminants du marché ne laisse qu’une faible place au doute : la disparition de tous les leviers ayant permis la hausse va entraîner une correction forte, durable et généralisée des prix de l’immobilier en France.
Comme nous l’avons démontré dans de nombreuses publications au cours des dernières années, avec un surendettement chronique (privé comme public) et l’accélération du vieillissement des populations, nous estimons que les conditions sont réunies en Europe pour faire face à un très long Bear Market, à l’image du Japon des deux dernières décennies. Pour autant, même dans ce contexte, des opportunités tactiques pour générer de la performance subsisteront, les mouvements ne se réalisant jamais en ligne droite. Il est d’ailleurs probable que nous nous trouvions dans ce cas aujourd’hui…