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Prochain cygne noir : Grèce ou Chine ?


9 Juil. 2015 - P. Sabatier

Quel sens donner à la récente baisse des taux en Chine, censée aider l’économie réelle ? Pour beaucoup, il faut surtout y voir une nouvelle tentative de maintenir artificiellement à flot les marchés actions, sous assistance respiratoire depuis quelques semaines après une orgie de hausse durant un an qui n’est pas sans rappeler les années 2007-2008 : +160% pour l’indice Shanghai SE depuis mai 2014, +210% pour l’indice Shenzhen SE, qui a atteint un plus haut historique… avant de s’effondrer.

Prochain cygne noir : Grèce ou Chine?

Malheureusement pour le gouvernement, chaque mesure prise semble inéluctablement engendrer une perte progressive de crédit vis-à-vis des agents privés que sont les ménages et entreprises locales. Le ralentissement économique est l’explication donnée par la Banque Centrale de Chine pour justifier des taux d’intérêt nominaux désormais à leur plus bas niveau depuis… 1995. Il est vrai que les planètes semblent alignées contre l’Empire du Milieu : production industrielle et investissement ralentissent au moment même où la Grèce fait peser un risque sur son premier débouché à l’exportation, l’Europe. Dans ces conditions, on comprend mieux l’urgence ressentie par le gouvernement de trouver les moyens de solvabiliser la demande intérieure, afin que celle-ci prenne le relais en tant que moteur de croissance.

Prochain cygne noir : Grèce ou Chine?

Le krach entamé en juin par la bourse chinoise (-32.1% depuis le 12 juin pour l’indice Shanghai SE, -40.1% pour l’indice Shenzhen) ne pousse pas à l’optimisme sur ce point… c’est pourquoi il faut comprendre la baisse des taux comme une tentative explicite de soutien des marchés actions locaux, ces derniers ayant permis de recycler une partie de la bulle immobilière générée durant les 6 dernières années. Malheureusement, rien ne semble pouvoir enrayer la chute actuelle des bourses, pas même la volonté explicite de la Banque Centrale de sauver les petits « boursicoteurs »… entrainant des doutes grandissant sur la réelle capacité du gouvernement à gérer de manière progressive la transition dans le pays sans éviter une rupture brutale.

Prochain cygne noir : Grèce ou Chine?

Dans ces conditions, nous estimons que l’environnement devrait rester déflationniste à moyen et long terme à la fois pour les marchés actions chinois mais aussi pour les prix des matières premières, concomitamment à la baisse du Yuan.

 

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