Ces mots ont été prononcés jeudi dernier par le président de la Réserve Fédérale américaine, Ben Bernanke, devant le comité budgétaire du sénat. Ils illustrent bien les risques que court l’économie mondiale en raison de sa bipartition croissante entre consommateurs et producteurs : d’un côté les grandes puissances industrialisées historiques ; de l’autre les émergents, avec comme chefs de fil la Chine et l’Inde. Par ailleurs, le poids de ces grandes zones dans la richesse mondiale a profondément évolué ces dernières années, tout comme leur part de responsabilité dans sa croissance : l’Asie émergente a contribué à hauteur de 41.2% à la croissance du PIB mondial en 2006, contre 24.8% seulement pour les pays industrialisés. Cette nouvelle donne rend-elle l’économie mondiale véritablement moins dépendante vis-à-vis des économies industrialisées ?