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Gaz à effet de serre : certains l'aiment chaud...
2 Déc. 2009 - P.Sabatier / JL.Buchalet
La tenue de la Conférence de Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 devrait être l’occasion de renégocier un accord international sur le climat, se substituant au Protocole de Kyoto, qui n’a pas connu les résultats escomptés depuis son entrée en vigueur le 16 février 2005. Alors que les 183 pays ratificateurs se sont fixés comme objectif premier la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 5% à l’horizon 2012 par rapport à 1990, la concentration atmosphérique en gaz carbonique a cru de près de 6% depuis 1997… L’enjeu de Copenhague est de taille : redéfinir le découpage du monde effectué à Kyoto afin de prendre en compte l’émergence de la Chine et de l’Inde, et de convaincre les Etats-Unis non ratificateurs du Protocole de se soumettre à ses efforts de réduction. En effet, le succès de la lutte contre les GES ne passera que par l'engagement contraignant de l’ensemble des pays pollueurs à réduire leur niveau d’émission. Et là se trouve être le principal défi, les pays émergents voyant dans ces problématiques environnementales une nouvelle forme de politique impérialiste, visant à empêcher ou du moins à freiner leur développement industriel et donc économique…
Le sommaire
I. Un constat sans appel
- Une hausse impressionnante de la concentration des gaz à effet de serre depuis 15 ans
- Une hausse disparate de la température moyenne
- Des volumes d’émissions de gaz à effet de serre très variables d’une zone économique à l’autre
- L'impact non négligeable de la déforestation et de l’agriculture sur les émissions
II. Kyoto : prise de conscience historique mais sans réponse effective
- Des volumes d'émissions de gaz à effet de serre reflets de l’ordre économique du Monde au XXème siècle
- Le découpage du Monde réalisé à Kyoto rend inopérante toute mesure pour réduire et contrôler les émissions à l’échelle planétaire
III. Le poids non négligeable des nouveaux pollueurs
- Quels sont les principaux contributeurs d’émissions de gaz à effet de serre ?
- L’inefficacité écologique des pays en voie de développement
- La Chine ou l’industrie au détriment de l’environnement
- L’Inde, plutôt bon élève en terme d’efficacité énergétique
IV. La production d’énergie, premier fournisseur de gaz à effet de serre
- La production d’énergie responsable de 57% des émissions de gaz à effet de serre
- Pas de baisse prochaine des émissions au regard des prévisions de croissance de la consommation d’énergie de l’Agence Internationale de l’Energie
V. La nécessité d’une réaction urgente
- Plus la réduction d’émissions de gaz à effet de serre sera rapide, moindre sera l’effort à réaliser demain
- Une baisse nécessaire de deux tiers des émissions à horizon 2050 pour limiter les risques liés aux changements climatiques
VI. Le coût économique colossal de l'inaction
- Le coût économique de l’inaction
- La nécessaire application d'un prix élevé aux émissions de CO2
VII. Copenhague, carrefour historique ou poudre aux yeux ?
- De faibles chances de voir un accord global et engageant émerger à Copenhague
- Un marché européen du carbone sceptique quant à la réalisation d'un accord international
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