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La macroéconomie l’emporte sur la microéconomie

La macroéconomie l’emporte sur la microéconomie

25 Mai 2010 - P.Sabatier / JL.Buchalet
Depuis plusieurs mois déjà, la microéconomie et la macroéconomie donnaient des signaux contradictoires, l’une poussant à l’optimisme, l’autre au pessimisme. Le mois d’avril a marqué une rupture dans l’équilibre qui s’était installé entre ces deux forces depuis septembre 2009, et a fini par consacrer la macroéconomie au détriment de la microéconomie. Le message est désormais relativement clair : les investisseurs ne croient pas à la pérennité des taux de marge et des croissances bénéficiaires qu’affichent actuellement les entreprises occidentales. Pour autant, faut-il voir dans les difficultés que rencontrent aujourd’hui les Etats européens un nouveau Lehman Brothers, entrainant les cours boursiers vers les précédents plus bas en ligne droite ? C’est peu probable selon nous, les entreprises s’étant constituées un trésor de guerre depuis le creux de l’économie, privilégiant la trésorerie aux investissements. Si nous n’excluons pas un accès supplémentaire de faiblesse des indices européens dans les jours à venir, il nous semble désormais que le marché actions du Vieux continent redevient attractif après une chute supérieure à 15% par rapport aux plus hauts (nos indicateurs de risque se sont très clairement dégonflés) et une baisse de l’euro salvatrice pour la compétitivité de la zone. Cela nous pousse à surpondérer à nouveau les actions européennes afin de jouer un rebond de court terme, tout en gardant en mémoire que nous nous trouvons dans un marché qui prendra la forme d’une tôle ondulée à la japonaise dans les années à venir (les mêmes causes produisant les mêmes effets…).

Le sommaire

I. Momentum de bénéfices

  • Les révisions à la hausse des bénéfices anticipés pour 2010 se poursuivent.
  • Le momentum de bénéfices des analystes financiers redevient clairement positif.
  • Les révisions à la hausse des Chiffres d’Affaires anticipés en 2010 se poursuivent, surtout en Europe.
  • L’humeur au sein des analystes financiers s’améliore à nouveau des deux côtés de l’Atlantique.
  • L’amélioration des perspectives bénéficiaires touche tous les secteurs de la cote.

II. Indicateurs de marché

  • Première correction de plus de 10% depuis mars 2009 pour le S&P 500.
  • Les secteurs financiers sont rincés, les produits de base consolident.
  • Nos indicateurs de dispersion de performance se sont complètement dégonflés.

III. Indicateurs de risque

  • Fort signal d’achat à court terme.

IV. Valorisation & Rentabilité

  • Les investisseurs ne croient pas aux taux de croissance des bénéfices anticipés par les analystes financiers.

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