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Outlook
L’expérience japonaise doit préoccuper le reste du monde. Elle démontre que même lorsque les déficits budgétaires sont prolongés (près de 20 ans), que les taux d’intérêt sont nuls, qu’une politique monétaire quantitative active est enclenchée par la banque centrale, la sortie de crise d’une économie post bulle ne débouche pas obligatoirement sur une flambée d’inflation comme le craignent certains experts. Il ne faut surtout pas sous-estimer les ravages générés par l’éclatement d’une bulle d’actifs, surtout lorsqu’elle touche l’immobilier. La purge nécessaire des excès passés est un processus particulièrement long (entre 7 et 20 ans), et le Japon n’y est pas arrivé. L’infortune du Japon démontre aussi qu’une économie tirée par un excès d’investissement (excès d’offre) couplé à un taux d’épargne des entreprises trop élevé qui pénalise la demande des ménages, n’est pas tenable sur longue période. Si de plus, ce déséquilibre est combiné à une bulle du crédit et de l’immobilier qui sert de carburant à la demande finale, alors un enlisement de la croissance est fort probable avec à terme l’entrée en déflation...
I. Le miracle budgétaire japonais, permis grâce à l'autonomie financière
II. Les leçons à tirer pour la zone euro et pour la France