Nous nous acheminons rapidement vers la fin du cycle de resserrement monétaire de la Banque Centrale américaine initié en juillet 2004. Nous n’anticipons plus que deux hausses des taux de 25 points de base d’ici janvier, ce qui plafonneraient les taux directeurs à 4.5%. Une politique monétaire qui deviendrait trop restrictive pourrait déclencher une série de catastrophes en chaîne dont la plus importante serait le recul de la demande des ménages américains, acheteurs en dernier recours. En effet, le potentiel de consommation des ménages américains est aujourd’hui intimement lié aux plus-values en capital issues du secteur immobilier et donc du niveau des taux.